Le château Saint-Jean a une histoire qui se perd dans la nuit des temps. Cette histoire est intimement liée au menhir situé de l'autre côté de la route, juste en face de l'entrée de la propriété. Ce menhir, nommé menhir de Pierrefitte (du latin : « Petra ficta », pierre fichée au sol), faisait encore partie de la propriété de Château Saint-Jean au début du vingtième siècle. Il a été cédé à la municipalité de Saint-Sulpice de Faleyrens, commune sur lequel il est situé, la route servant de limite entre Saint-Sulpice et Saint-Émilion.
Ce mégalithe date du Néolithique. Il est vieux de 4500 à 5000 ans. Il a été de tous temps l'objet de dévotions, de cultes, de vénérations, de croyances et de rites. La plupart sont très anciens, mais il y en a aussi de très récents. On trouvera plus de détails sur : la page du Menhir de Pierrefitte
La fête de la Saint-Jean, est la récupération chrétienne d'une très ancienne fête païenne qui se perd également dans la nuit des temps. On vient au menhir, en procession et en tenant à la main une bougie allumée, on fait par deux fois le tour du menhir en formulant un voeu. Puis pour terminer on va confier sa bougie au courant de la Dordogne toute proche. On trouvera plus de détails sur : la page du Menhir de Pierrefitte.
On peut penser que c'est en raison de cette fête de la Saint-Jean que le château porte son nom.
Les armoiries du Château Saint-Jean se différentient de celles de la ville de Saint-Émilion par de nombreux détails. Ces armoiries ont été relevées sur la plus ancienne étiquette à notre disposition sans que l'on ne puisse en dater le premier usage.
Les anciens vignerons ont créé le vignoble que l'on connaît. Ils lui ont permis d'atteindre la classification prestigieuse de grand cru de Saint-Émilion. Malheureusement, en raison de l'indifférence de l'un d'eux, il n'y a plus eu de grand cru après 1995
Début 2004, Pierre Mazuet a acheté la propriété et entrepris d'importants travaux de rénovation des bâtiments, du matériel et du vignoble. Son fils, Alain, en a repris l'exploitation avec le soutien de Catherine, spécialiste de la végétation de la vigne. La première production d'Alain Mazuet porte le millésime 2004.